2.1.2011. Km 66 543 –> KM 68 688
Chers amis! / Queridos amigos!
Ah mais quel plaisir d’écrire ces lignes! De nouveau sur les routes, chaque minute un peu plus près de la maison, à travers des contrées grandioses: pour cette nouvelle année, Amerikando est reparti sur les chapeaux de roues!
Pero que placer al escribir estas líneas! De vuelta en las rutas, cada día más cerca de casa, por paisajes increíbles: para este año nuevo, Amerikando volvió a vivir con todo!
Et le petit bidon qui grandit! / Y la pancita creciendo!
La dernière nuit sur Van est épique. Nous la passons chez Seyfetin puis chez Sashaz, des copains mécaniciens. Dans la maison de leurs familles, avec le salon des femmes et celui des hommes. Jeunes belles-filles venues s’installer avec leurs maris et condamnées à vivre comme des servantes. Et les hommes qui boivent le thé, tranquilles… L’ambiance de toujours quoi. Pour la première fois depuis que nous nous connaissons, nous faisons chambre à part. Iris en a des boutons mais l’expérience restera dans les mémoires! On a voulu les voir ces pays arabes, c’est vrai, mais on commence à avoir méchamment envie de les quitter…
La última noche en Van es épica. La pasamos en lo de Seyfetin y después en lo de Sachaz, los amigos mecánicos. En la casa de sus familias, entre el salón reservado a los hombres y la cocina, de las mujeres. Nueritas recién instaladas en la casa de sus suegros y condenadas a vivir como sirvientas (y con la suegra!) mientras los hombres toman el tecito, tranquilos. El ambiente de siempre… Por primera vez desde que nos conocimos, tenemos que dormir separados. A Iris le salen canas verdes pero la experiencia quedará en el recuerdo! Teníamos tantas ganas de conocer los países árabes, es cierto, pero a lo último… Tenemos tantas ganas de irnos!
ALLEZ BREST, tes supporters sont là!!!!!!! ;-) / VAMOS BREST tu hinchas están acá!!!!!!!!!
Mercredi 29 décembre. Midi. Nous sommes toujours à Van. Fatih nous a énormément aidé mais au dernier moment il nous fait le coup du marchand d’aspirateurs ambulant: il double le prix! Négociations. Discussions. Débats et réconciliation finale: nous ne lâchons rien et on fait bien. A 14h, nous démarrons enfin. Nom de Dieu que á fait du bien! Nous prenons la route.
Miércoles 29 de diciembre. Medio día. Seguimos en Van. Fatih nos ayudó un montón pero a último momento nos hace la jugada del gitano vendedor de autos: duplica el precio! Negociaciones. Discusiones. Debates y reconciliación final: no cedemos y hacemos bien. La palabra vale y pagamos el precio original. A las 14 hs, arrancamos al fin. Que alivio por favor! Salimos a la ruta.
Le moteur tout juste reconstruit chauffe et nous oblige à de nombreux arrêts mais nous avançons. Arrêts tous les quinze kilomètres, puis tous les trente, puis tous les cinquante… Nous en parcourons deux-cents et nous nous endormons, dans les montagnes. Température extérieure: -10ºC. Fait pas chaud… Le lendemain matin, Renata a toutes les peines du monde à démarrer. Des hommes viennent nous aider mais nous n’avons plus l’ombre d’un doute: il faut ajuster le distributeur. C’est chose faite peu avant midi et à partir de ce moment, Renata est méconnaissable. Elle avale les kilomètres. Les paysages deviennent de plus en plus blancs et finalement, la neige commence à tomber, nous obligeant à nous arrêter. Il est 21h.
El motor recién reconstruido calienta y nos obliga a parar muy seguido pero avanzamos. Paramos cada quince kilómetros, luego cada treinta y después cada cincuenta… Recorremos 250 kilómetros y dormimos en la montaña. Temperatura exterior: -10ºC. Al día siguiente, a Renata le cuesta un ojo de la cara arrancar. Unos hombres nos ayudan pero no hay mas duda: hay que ajustar el distribuidor. Lo hacemos antes del medio día y partir de ese momento Renata está irreconocible. Se come el asfalto! Los paisajes se vuelven cada vez más blancos y finalmente, empieza a nevar. No nos deja opción: tenemos que parar. Son las 21 hs.

Nos prières n’y font rien: quand nous nous levons, le paysage est recouvert d’une épaisse couche de neige. Sommes-nous condamnés à rester ici? Sûrement pas! Pour notre visite de la Capadocie c’est raté mais pour le reste, il y a des camions qui circulent et nous leur emboîtons le pas. Sans chaînes et sans peurs. A l’ancienne.
Nuestras plegarias no tienen efecto: cuando nos levantamos, el paisaje esta recubierto de una espesa capa de nieve. Estamos condenados a quedarnos aquí? Parece que no! Nuestra visita de la Capadocia será para otro momento pero los autos circulan normalmente y los seguimos. Sin cadenas y sin miedo (?). A la antigua. A lo pampa. Así no más!
Plutôt praticable au départ, la route devient vite particulièrement difficile. Au bout d’une heure, nous roulons directement sur la neige. La route, le ciel, le paysage: tout est blanc! Blanc! Ça devient chaud mais nous persévérons et l’impensable se produit: la dernière journée de 2010 se transforme en notre nouveau record de kilomètres par jour! Mille au total! Oui Monsieur! Une fois redescendue des montagnes, la deux fois deux voies contourne toutes les agglomérations et nous traversons la Turquie de part en part. Sans coup férir! Nous roulons jusqu’à deux heures du matin, recevant le nouvel an au bord de l’autoroute. Un petite pause, de gros bisous, et c’est reparti! On s’en souviendra de celui-là! La récompense arrive au matin du jour suivant: 2011 s’ouvre en fanfare: nous sommes à Istanbul et ce n’est que du bonheur!
Bastante practicable al principio, la ruta se vuelve rápidamente muy complicada. Al cabo de una hora, andamos directamente sobre la nieve. La ruta, el cielo, el paisaje: todo es blanco. Blanco! Se pone pesado pero lo impensable se produce: el último día del 2010 se transforma en nuestro nuevo record de kilómetros por día! Mil en total! Si señor! Una vez que bajamos de las montañas, la ruta se convierte en una autovía que contorna todas las grandes ciudades y atravesamos Turquía de par en par. Sin parar! Manejamos hasta las dos de la madrugada, recibiendo el año nuevo en la ruta. Una paradita, unos grandes besos y seguimos! No lo vamos a olvidar nunca este! La recompensa llega a la mañana del día siguiente: entramos a Istanbul! 2011 empieza con todo y es pura felicidad!






C’est comme si la Turquie voulait se faire pardonner du mois et demi que nous avons passé sans pouvoir avancer. Tout nous est facilité, tout marche impeccablement. Nous roulons vers l’ouest et voyons le pays s’européaniser, kilomètre après kilomètre. C’est très impressionant. Nous traversons la mégalopole européo-asiatique comme une comète et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous voici embarqués sur un ferry. Le Bosphore face à nos yeux qui n’en reviennent toujours pas!
Es como si la Turquía se quisiera hacer perdonar del mes y medio que pasamos sin avanzar. Todo se nos facilita, todo anda perfectamente. Avanzamos hacía el oeste y vemos el país hacerse cada vez más europeo. Es muy impresionante! Atravesamos la gran ciudad europeo-asiática como un cometa y antes de que nos demos cuenta, embarcamos en el ferry. El Bosphore se abre frente a nuestros ojos que siguen sin poder creerlo.

La traversée est un de ces moments magiques qu’on n’oublie jamais. L’air marin, les mouettes, la sirène, le drapeau qui flotte au vent, la ville et ses merveilles… Nous avons vraiment la sensation de passer d’un continent à un autre et nous le vivons comme un accomplissement.
La travesía es uno de esos momentos mágicos que no olvidaremos jamás. El viento del mar, las gaviotas, bocina del barco, la bandera que flamea en el viento, la ciudad y sus maravillas… Tenemos la sensación de pasar de un continente a otro y lo vivimos como un acontecimiento.


Le ferry nous dépose au pied de l’Hagia Sofia et nous ne roulons que deux-cents mètres. Sur le vieux pont rempli de pêcheurs à la ligne, nous trouvons un emplacement libre et nous nous y garons. La visite peut commencer.
El ferry nos deja al pie de la Hagia Sofia y no tenemos que andar más de dos cientos metros. Sobre el viejo puente lleno de pescadores, encontramos un lugarcito libre y nos estacionamos. La visita puede comenzar.
Bien loin des immenses centres commerciaux et des autoroutes d’une périphérie ultra moderne, nous découvrons l’ancienne Constantinople. La Mosquée Bleue:
Muy lejos de los inmensos centros comerciales y de las autopistas de la periferia ultra moderna, descubrimos la antigua Constantinopla. La mezquita azul:

Les étals du grand bazar, aves ses allées bondées de monde où l’anglais des touristes couvre les conversations des vieux turcs:
Los stands del grand bazar, con sus pasillos repletos de gente donde el inglés de los turistas tapa las conversaciones de los viejos turcos:

Et l’Hagia Sofia, enfin. Grand, très grand. On voit bien le bricolage qui a été fait à partir d’une basilique chrétienne et vu de l’extérieur, le bâtiment frappe plus par ses dimensions et ses proportions que par la finesse de ses détails.
La Hagia Sofia, en fin. Grande. Grandísima. Se ve bien los arreglos que hicieron a partir de lo que era una basílica cristiana y el edificio impresiona más por sus dimensiones que por la delicadeza de sus detalles.
De manière générale, nous sommes sous le charme des mosquées que nous voyons depuis notre entrée en Turquie. De leur architecture… La combinaison des formes arrondies des dômes et des formes saillantes des minarets pointus dressés dans le ciel. Quand le soleil se couche, les paysages sont beaux. Nous regardons le Bosphore s’obscurcir et l’espace de quelques minutes, nous hésitons. Rester quelques jours de plus?
De manera general, estamos seducidos por las mezquitas que vemos desde que entramos en Turquía. De su arquitectura, de más está decir. La combinación de las formas redondeadas de sus domos y las flechas de los minares apuntando al cielo. Cuando se acuesta el sol, los paisajes son hermosos. Admiramos al Bosphore y dudamos. Quedarnos unos días más?
Il ne nous reste que deux mois pour profiter de l’Europe et l’appel de la route se fait plus fort. La nuit tombe et nous repartons. C’est notre dernier soir en Turquie.
Solo nos quedan dos meses para disfrutar de Europa y el llamado de la ruta se hace más fuerte. Se acuesta el sol y nos vamos. Es nuestra última noche en Turquía.
Le lendemain matin, nous nous réveillons à cent-soixante kilomètres de la frontière. autrement dit: à cent-soixante kilomètres de l’Union européenne. La toute dernière frontière du voyage! Contre toute attente, c’est la plus rapide de toutes! Quatre minutes du côté turc et à peine plus du côté grec! L’énorme autoroute limitée à 130 s’ouvre face à nous et nous en avons la chair de poule. La maison est si proche maintenant!
A la mañana siguiente, nos despertamos a 160 kilómetros de la frontera. Dicho de otra manera: a 160 kilómetros de la Unión Europea! La última frontera del viaje! Contra toda expectativa, es la más rápida de todas! Cuatro minutos del lado turco y apenas un poquito más del lado griego. La enorme autopista limitada a 130 se abre a nosotros y se nos pone la piel de gallina. La casa de Brest está tan cerca ahora!
Curieux séjour que ce séjour turc, n’est-ce pas? Un mois et demi immobilisé et deux-mille kilomètres en trois jours. Beaucoup de problèmes pourrions nous dire mais dans le fond, on le répète: quelles avancées! La Turquie nous a encore montré que les problèmes sont aussi des opportunités, avec le livre publié, les conférences déjà plus ou moins cadrées (la première sera pour le 27 janvier du côté de la Provence) et surtout; mais alors surtout, cette photo, qui restera comme notre plus beau souvenir du sol turc.
Curiosa nuestra estadía turca, verdad? Un mes y medio inmovilizados y dos mil kilómetros en tres días. Muchos problemas podríamos decir pero en el fondo, lo repetimos: tantos avances! Turquía nos mostró otra vez que los problemas son también oportunidades. El libro publicado, las conferencias organizadas (la primera será el 27 de enero en Francia) pero sobre todo esta foto, que quedará como nuestro gran recuerdo del suelo turco:
Excellente année 2011 à tous! Qu’elle vous apporte 365 opportunités de vivre vos rêves!
Excelente año 2011 a todos y que les traiga 365 oportunidades de vivir sus sueños!